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Le site du concasseur

show01Cette partie du site traite du lieu d'implantation géographique du concasseur, de son historique, des défenses de plage et de celles propres au camp, etc.

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Documentation

show96Les archives et tout les fichiers téléchargeables, les plans et les profils, courriers et croquis d'époque ainsi que les articles de presse parus sur le sujet.

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Histoires locales

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Extraits de livres ou de documents. Vidéos et articles de presse. Cette section du site regroupe les interviews et les témoins de cette époque.

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Les voies ferrées

show44Cette section du site traite de l'historique des lignes TODT et des deux voies ferrées du secteur : l'embranchement de Tréguennec et le faisceau de Tréméoc,

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L'exutoire de Trunvel

L'exutoire de Trunvel est un monument en béton qui gît, brisé en plusieurs morceaux, non loin de l'usine à galets. Il faut remonter quelques décennies en arrière pour appréhender pleinement son histoire, sa relation avec la période de l'Occupation ainsi que les motifs de sa construction.

En arrière de l'Ero Vili, cette chaussée de galets qui protège les terres de la Baie d'Audierne, une multitude de petits ruisseaux déverse leurs eaux vers les paluds et forment les étangs du littoral : Trunvel, Kerlagan, Nérizellec etc. arrivent en butée contre le cordon de galets. Tout au long de l'année, ce cordon de protection filtre ces eaux qui s'écoulent vers la mer. En hiver, lors de fortes précipitations, ces eaux s'accumulent en arrière et inondent régulièrement les terres et les quelques habitations qui s'y trouvent. Ainsi, plus de 500 hectares de terres et de pâturages échelonnés sur six kilomètres de côtes, sans compter les bordures des ruisseaux de l’arrière-pays, sont inondés ou se transforment en marais. A Tréogat, près de l’étang de Trunvel, le niveau des eaux peut s’élever jusqu’à plus d’un mètre dans les maisons d’habitation et les étables.

Conséquences, les rendements des étendues longuement submergées sont souvent médiocres. Pressés de récupérer leurs champs et prairies, les riverains ont pris l’habitude de pratiquer de profondes saignées dans le cordon de galets afin de faciliter l’évacuation des eaux. Ainsi, avant la seconde guerre mondiale, tous les quatre ou cinq ans, on roguait, c'est à dire qu'on déchirait le sommet du cordon, large de 30 à 50 mètres, à l’aide de herses ou de madriers tirées par des chevaux. Ce n’était pas une mince affaire car l’entaille pratiquée devait pratiquement atteindre la base du cordon haut de plusieurs mètres et large de 50 en moyenne, voire de 90-100 mètres à la hauteur de Trunvel. La pression des eaux captives aidant, l’entaille s’agrandissait et bientôt le flot d’eau douce se répandait sur l’estran.

Les habitants ouvrent donc une brèche afin que cet étendue d'eau, bloquée par l'Ero Vili, s'écoule rapidement vers la mer. Lorsque l'équilibre se fait, cette brèche se referme toute seul sous l'action de la houle et des marées.

En 1926, sous la pression des propriétaires des étangs et des cultivateurs, la commune de Tréogat décide de s’attaquer au problème du dessèchement permanent des palues. Pas moins de 123 propriétaires sont concernés et un arrêté préfectoral de 1930 les réunit en une Association Syndicale Autorisée. Les travaux, déclarés d’utilité publique, vont porter sur 300 hectares de terres agricoles. Le projet définitif prévoit le creusement d’un réseau de canaux reliant les étangs des secteurs nord et sud, en direction d’un aqueduc situé au point imposé par la pente, à 150m au sud de la rivière de Trunvel où convergent ainsi toutes les eaux du bassin versant de 62 km2.

L’aqueduc, d’une longueur totale de 120 mètres, est abrité sous le cordon. Son débit est de 200 litres/seconde par km2. Deux portes régulent l’évacuation des puissantes masses d’eau du bassin de retenue.

Les travaux, subventionnés en 1936 par le ministère de l’agriculture ne débutent qu’à l’automne 1938. Jean-Marie Le Rheun, entrepreneur à Tréguennec emporte le contrat. A la mobilisation, il doit suspendre son ouvrage. En 1941, il a réalisé les 88 mètres de la partie amont de l’aqueduc, mais la construction de la partie aval, cette fois en forme de solide ouvrage maritime, doit être confiée à un autre entrepreneur. Le Tréguennecois - qui a par ailleurs été contraint d’abandonner la carrière qu’il exploitait à Prat-ar-C’hastel - se tourne alors vers le creusement du canal sud.

L’arrivée de la Todt met un terme à la poursuite du projet de dessèchement. Surpris par les inondations de 1942 qui avaient malmené la voie d’accès en forme de remblai reliant le CD 156 au cordon littoral, les Allemands libèrent sans précautions l’énorme masse d’eau retenue. Le tronçon terrestre de l’aqueduc inachevé, se brise.

Février 1966. Coup de tabac sur la côte Sud

Le profil de la dune au niveau de l'exutoire de Trunvel, avant l'exploitation de celle ci par les Allemands : 120 m de largeur pour une hauteur de 5,60 m... (Source : DDTM 29)

Les habitants de la partie méridionale de la baie d’Audierne sont sous le choc. La presse titre : « Tréguennec. Tempête de suroît accompagnée d’orage et de violentes averses sur côte Sud. Une partie de la barrière naturelle a été emportée, livrant le passage au flot tumultueux qui a envahi les paluds des alentours. La mer avait réparé les dégâts faits par les Allemands, mais elle a détruit son ouvrage. Ce petit raz de marée est – fort heureusement - intervenu à une époque où le coefficient est relativement peu élevé (80). A la limite de Tréguennec et de Tréogat le spectacle est impressionnant...Sur plusieurs centaines de mètres la côte a changé d’aspect, la barrière de galets a été emportée, sur les paluds mais principalement vers la mer avec le ressac. Un véritable canal, profond de plusieurs mètres s’est formé dans la brèche. De mémoire d’homme on n’avait jamais assisté à un phénomène d’une telle ampleur... » Ainsi, l’éro-vili a-t-il cédé au nord de l’aqueduc sous les assauts de l’océan.

Octobre 1966. Brèche dans la barrière de galets de Tréguennec

Quelques mois plus tard, la côte ouest du pays bigouden subit de nouveau la tempête. Les dégâts sont extrêmement importants, l’on évoque un désastre. « Sur 300 mètres au nord des blockhaus de Kermabec, la barrière a été emportée.

D’immenses étendues de paluds ont été inondées sur une profondeur atteignant parfois un kilomètre. Le plus grave est que l’aqueduc construit il y a seulement 20 ans est totalement inutilisable, l’étang de Trunvel regorge de poissons morts. La brèche de 70 mètres précédemment créée près de l’aqueduc est devenue une ouverture béante large de 300 mètres répartie de part et d’autre de l’aqueduc.

En février et en novembre 1967 le littoral est de nouveau endommagé par la mer. La mise hors service de l’aqueduc déchaussé, est parachevée. Le recul du trait de côte est spectaculaire, l’aqueduc se retrouve isolé sur l’estran à 100m des points atteints par les grandes marées, les blockhaus de Kermabec positionnés au bord du cordon avant les tempêtes, se retrouvent à 25m en avant.

1974. Nouvelles tempêtes

En janvier, les tempêtes ont de nouveau frappé l’éro-vili affaibli. Sur le littoral de Tréguennec le cordon de sable qui s’était reformé devant les brèches de 1967 s’est aplati, une entaille de 65mètres s’est ouverte à l’extrémité du CD 156. Idem à Tréogat, au droit de l’étang de Trunvel, à peu près au même endroit que la brèche artificielle ouverte en 1971/72.

La DDE intervient dans l’urgence à la demande de la préfecture pour essayer de l’obturer mais la poussée des masses d’eau douce retenues par le cordon fait échouer la tentative. En février, les éléments se déchaînent encore. Les brèches précédentes s’élargissent. Au nord de Trunvel, sur 300m, le cordon est aplati, les galets s’étalent dans l’intérieur sur une profondeur de 60 mètres. A Kermabec les casemates sont maintenant à 70 m en avant du cordon. Que faire ?

Les autorités, fortement sensibilisées, s’interrogent. La DDE énumère des solutions théoriques. L’on songe à un palliatif pour freiner le recul du trait de côte: l’utilisation du sable et des galets de la rampe de 150 000m3 menant à l’ancien chantier Todt de Prat-ar-c’hastel.

Le bilan en vue aérienne

Les vues aériennes ci-contre sont issues du site GéoBretagne. Ce site permet de mettre côte à côte une vue aérienne de 1950 et une vue aérienne actuelle, le cercle jaune montrant constamment les mêmes points sur les deux vues.

A gauche en noir et blanc, une vue aérienne de 1950 montrant l'Ero Vili au niveau de Tréguennec. On y voit nettement l'entré et la sortie (cercle jaune) de l'exutoire passant sous la dune de galets, ainsi de les différents fossés drainant les eaux vers l'entrée de cet ouvrage. On y voit également, plus au Sud, le départ d'une rampe partant de la crête de la dune et arrivant de biais, directement sur la route menant à la plage. Cette route n'apparaît pas sur la photo. A droite sur la vue en couleur, ce même ouvrage en béton en 2013 : La sortie, matérialisée par le cercle jaune que l'on retrouve sur les deux vues aériennes, n'a pas bougée de place, mais la dune de galets à complètement disparue et le trait de côte a reculé de plusieurs centaine de mètres.

Source : Cet article reprend des sources dont je n'ai plus l'auteur, mais qui à dû paraître en entier dans un magazine spécialisé. Si vous en connaissez l'origine, merci de me laisser un commentaire ci-dessous.

A lire ...

Un documentaire de 52 minutes de Michel Quinejure. Une coproduction : Scotto Productions et France 3 Haute-Normandie. Avec la participation du Centre National de la Cinématographie et de l'image animée du Pôle Image Haute-Normandie. En partenariat avec le CNC du Ministère de la Défense, Secrétariat général pour l'administration, Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives, de la PROCIREP et ANGOA.

Les blockhaus sont liés à l’oppression et à l’occupation pour toute une génération issue de la guerre. La plupart sont enterrés ou  enfouis sous la végétation. La volonté d’oubli est dominante depuis la fin de la guerre et peu à peu la nature reprend ses droits, créant des ambiances propices à l’imaginaire du cinéma fantastique. Les derniers bunkers, conçus pour durer 1000 ans selon la propagande allemande, se retrouvent dans des équilibres instables, à flanc de falaise, prêts à tomber, entraînant dans leur chute inexorable la fin symbolique d’un empire déchu.

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